vendredi 29 juin 2007

Peur d'être fier ?

Samedi, c’est la Gay Pr- pardon la « Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans », de son vrai nouveau nom.
C’est noté dans mon agenda, I’ll be there ^^

La Gay Pride, côté musique, chars, et grosse fiesta, c’est le top ! Je ne me base que sur une expérience toulousaine particulière, mais suis sûr que la démultiplication parisienne de ce week-end vaudra son pesant de cacahuètes.

Pourtant, pendant longtemps j’ai fait partie des gens qui dénonçaient cette forme de « communautarisme », pour grossir le trait. Je ne voyais pas pourquoi il fallait être fier de sa sexualité, du moment qu’on vivait bien avec. Têtu, Pink TV ("ça veut dire que toutes les autres chaînes sont hétéros ?", dixit un lecteur de Télérama), « le milieu », ces boîtes et ces bars étiquetés « gays »… Beurk, je méprisais tout ça. Quel besoin de spécifier les choses à ce point ?! Qu’est-ce que les préférences sexuelles changent dans notre rapport aux autres, notre rapport au monde ? (Oh, la belle phrase !)
J’ai une majorité d’amis hétéros, merci pour eux, et je n’ai choisi aucun de mes amis en général selon leur sexualité, heureusement pour moi.
Alors défiler « entre pédés », avec une plume rose dans le cul, non merci.
Bref, pendant longtemps j’ai fait mon ado rebelle, qui croit tout savoir mieux que quiconque, qui fait le fier à sa manière et qui méprise, on l’aura compris, ce fameux « communautarisme ».

Jusqu’au jour où j’ai réalisé deux choses essentielles : ce « communautarisme » se révélait nécessaire, absolument essentiel, à l’obtention progressive de droits fondamentaux. Cette discrimination positive que j’abhorre, elle est malheureusement devenue indispensable pour accéder à des situations égalitaires (et à ce niveau-là je ne parle pas que des homos).
J’ai aussi (surtout) compris que ce mépris que je portais audit communautarisme, ne traduisait qu’une terreur indicible d’aller vers lui. J’étais follement attiré (c’est le cas de le dire) par Têtu, "le milieu", la Gay Pride et Cie – mais je ne m’assumais certainement pas assez pour le clamer haut et fort et faire le pas qui m’y conduirait. Ainsi, mieux valait le détester que reconnaître cette faiblesse qui consistait à ne pas s’assumer.

J’ai donc passé beaucoup de temps à critiquer par principe un milieu que je ne connaissais pas, ce qui est malheureusement le cas de beaucoup de monde, avant de grandir juste ce qu’il fallait pour enfin être honnête et en accord avec moi-même.

Résultat, maintenant, je m’énerve, tout empli de cette fougue propre à la jeunesse qui consiste à être révolté ou indigné à à peu près tout instant. (Ou à être blasé. Mais je m’égare…)
Samedi, revendiquons donc, pour tout ce chemin qu'il reste à parcourir vers l'égalité.
Amusons-nous, surtout :o)

Je n'ai pas prévu de venir avec ma plume, mais ça va être l'éclate totale.
Fièrement !

jeudi 28 juin 2007

« Je vais essayer une nouvelle fois, merci. »

« C’est pas la peine de gueuler comme ça ! Y a vraiment des gens trop cons des fois !! »

Ambiance électrique sur la ligne 9 ce matin…
Quelle idée de faire un malaise, aussi. Quinze minutes d’arrêt du métro et c’est tout Paris qui se retrouve sur les quais. A 8h55 tu m’étonnes !
Du coup, quand le trafic a repris, on ne distinguait plus les murs de la station.
Le hic, c’est que cette dense foule s’était agglutinée de la même manière à chacune des stations suivantes. Logique.
Tout cela a commencé à devenir problématique quand on s’est rendu compte que personne ne descendait, mais que cinquante personnes voulaient monter à chaque porte.
Là, cette « dense foule » est devenue quelque peu effrayante. La rame s’inclinait démesurément vers le quai sous les tentatives d’assaut répétées.
Sans compter l’amabilité parisienne et l’état d’esprit de tous à cette charmante heure de la matinée.
Ce pauvre conducteur essayait tant bien que mal de fermer ses portes et devait s’y reprendre à trois fois – « Je vais essayer une nouvelle fois, merci. »
Madame, votre sac n’est pas à l’intérieur de la voiture, ceci peut expliquer cela…
Les esprits s’échauffent. Ça s’insulte gentiment. Ça râle ou ça rigole, selon l’humeur.
Je reconnais que c’est le genre de situation qui me fait doucement marrer, quand je n’ai pas d’impératif. Observer les réactions des gens, leurs regards assassins et autres coups de coudes bien placés. Ceux qui s’agrippent désespérément à leur barre de fer, et ceux qui n’ont qu’une main à l’intérieur de la rame quand les portes se ferment, mais qui y croient encore.
Tassé au beau milieu de la voiture, je n’ai pas eu ce genre de problème.
C’est quand il a fallu sortir, que j’ai beaucoup moins ri.

mardi 26 juin 2007

Toiles empêtrées

A l’intérieur, un pétard mouillé, ou comment faire très gore mais gâcher un bon pitch de départ par un mauvais scénario – alors que sur le Boulevard de la mort les promesses sont toujours tenues, 2 mois et demi après la première vision. Jouissif, c’est le mot. Le film inutile de l’année s’appelle bel et bien pour le moment Ocean’s 13, tandis que Shrek le troisième n’est pas si décevant que ça. Fragile(s) est une agréable surprise aigre-douce, juste un poil trop longue.
Dans le lot, les toiles manquent quand même cruellement d’originalité ces temps-ci.
Le mot d’ordre, s’abreuver des Chansons d’amour pendant qu’il en est encore temps, sans oublier de passer par Persepolis dès ce mercredi.
« Avé moi ! »


samedi 23 juin 2007

Street Tempo

Et voilà, c'est l'été !
Un peu difficile de s'en convaincre depuis deux jours, mais au moins la pluie nous aura épargnés jeudi soir, alors que le tout Paris était dans la rue, à s'égosiller, taper, crier, chanter, hurler, rythmer, danser, se trémousser ou encore boire.
Pour nous, tout a commencé à République, pour peu de temps, avant que nous ne rejoignions Rambuteau par Temple, Turbigo, Bailly et Beaubourg. Johnny était au café du coin.
Des pâtes à l'angle de Saint-Denis, la crainte des foudres célestes, et puis, rassurés, nous nous faisons offrir une glace à la hauteur de Pompidou où, sur la place, la capoeira nous excite avant de céder la place à une trépidante et très prenante batucada népalaise qui n'en est pas une (ni batucada, ni népalaise) - nous filons ensuite par le Renard et Arcole, doublant Notre-Dame en piétinant Jean-Paul II.
C'est à présent l'heure des fins de phrases qui se muent en chansons, pour le plus grand bonheur musical des badauds du parvis. Petit Pont et Montebello, Pont au Double et bis d'Arcole - pause. Non, en fait, après quelques fantasmes de batteries, ce groupe face à la Seine est très mauvais. Préférons-lui le Marais. Soit ! Hôtel de Ville et Rivoli, à babord toute, nous sommes chez les Mauvais Garçons.
A l'angle de la Verrerie, le miracle se produit. Capitaine Flamme est parmi nous. Foule compacte, dense, danse, mouvante et féline, émouvante intrépide. Jouissif. Na na na na na naa nanana nanana - free from desire, tout simplement (ou pas). Pour faire "comme si", nous prenons les Archives, la Sainte Croix de la Bretonnerie, et par le stratagème de Moussy, nous retrouvons exactement au même carrefour, même angle, même musique, même jouissance. It's raining men! Tenons-nous par la main, nous fendons la foule dans l'autre diagonale. Pause. Vodka(s). Première rencontre fortuite de la soirée - nous aurons eu au final une folle propension au croisement d'anciennes connaissances. On tente l'audace - le résultat est rigolo, pas satisfaisant.
C'est ensuite le Roi de Sicile qui nous accueille, pour quelques tubes défenestrés, lancés sur une foule bigarée qui se bagarre (un peu). Seins nus, ça mate, ça frotte. Duval, les Rosiers, Vieille du Temple. Le Marais s'assèche... Nous gagnons Braque.
C'est le début de la fin. La désolation nous prend par surprise, dans ce bar prépubère où nous échouons sans trop de hasard. Le temps d'une réflexion sociologique, et nous quittons les lieux, soudain vieux et fatigués.
Il est encore trop tôt, mais il est déjà tard : le vague gémissement de la musique se fait plus lointain, incertain murmure étouffé par les rumeurs de la ville. Paris a vaincu. Les notes faiblissent. Mais nous continuons à chanter ! Johnny aussi, lorsque nous le recroisons.
Deux heures de traversée nocturne plus tard, nous nous endormons.
Etourdis.

mardi 19 juin 2007

Persepolis


C'était lundi soir aux Halles : l'avant-première de Persepolis, un vrai bijou de cinéma à découvrir le 27 juin.

Le film nous était présenté par les producteurs, les réalisateurs Marjane Satrapi (également auteure de la bande dessinnée d'origine et accessoirement sujet de l'histoire) et Vincent Paronnaud, et les 'voice talents' Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Simon Abkarian.
Belle soirée, toute simple, et qui nous a permis de découvrir cette merveille cinématographique.

Oui, pour le coup, j'ai vraiment été séduit de bout en bout : l'animation 2D en noir et blanc est d'une simplicité absolue mais aussi absolument charmante, elle renforce le propos du film de manière convaincante et épurée.
Le propos, c'est l'enfance à Téhéran de Marjane, au milieu des troubles que traverse le pays : la chute du Chah, la guerre avec l'Irak qui a suivi; puis l'exil de la jeune fille à Vienne, son retour en Iran...
Le propos est donc dur, réaliste, ancré dans une réalité historique des plus noires.
Pourtant, le spectateur passe plus de temps à rire qu'à pleurer - il est révolté, indigné, attristé, mais il rit de l'impertinence acérée de la jeune femme, sa grande gueule intelligente et réfléchie lui ayant sans aucun doute permis d'en arriver là où elle est aujourd'hui, et qui est une situation objectivement bien meilleure que la jeunesse qu'elle a vécue.
L'émotion affleure souvent aussi, que ce soit face à la révolution, la guerre, les morts, ou face à l'adolescence de Marjane, lors de ses années autrichiennes, une adolescence aussi simple, difficile et "drôle" que n'importe quelle autre.
C'est cette dimension du film, sa capacité à mêler intimement événements politiques graves et détails classiques d'un quotidien somme toute heureux et filant à 1000 à l'heure, qui fait tout le charme de Persepolis. Tout son charme et toute sa puissance !
Sans oublier la touchante voix de Chiara Mastroianni (Marjane), l'irrésistible gouaille de Danielle Darrieux (la grand-mère dans le film), ou le calme posé des parents, Catherine Deneuve et Simon Abkarian. Ainsi que Gabrielle Lopes, qui prête sa voix à Marjane enfant, avec un naturel confondant.

Vraiment, vraiment, vraiment, courez voir ce film !!
Je sens que je vais me procurer les BD moi...

En attendant, quelques images de la soirée de lundi, ainsi qu'une vidéo, dont on voudra bien me pardonner la piêtre qualité...

Marjane Satrapi

Deneuve et Mastroianni

La grande et belle Catherine


Enfin, quelques images du film :

Institut d'Etudes Pourries

Cela va donc faire trois ans que j’ai intégré l’Institut d’Etudes Politiques de Lille – un des neuf membres de la « famille Sciences-Po(t) ».
On m’a souvent demandé, au vu de mes goûts et mes couleurs, ce que j’étais allé foutre dans cette école.

J’ai toujours répondu la même chose : « à l’époque », quand il m’a fallu choisir une voie post-bac, je rêvais déjà de bosser dans le cinéma – le monde du spectacle, des médias et de la culture au sens large. Mais la seule chose concrète que je me voyais faire, après plusieurs années de théâtre, c’était d’être acteur. On aura l’indulgence de ne pas se moquer d’un rêve de gosse – les rêves sont faits pour être réalisés autant que faire se peut. Mes parents me soutenaient, mais privilégiaient quand même le « aies un diplôme d’abord » de circonstance. Et je dois dire que j’étais d’accord avec eux, ne voulant surtout pas me jeter corps et âmes dans les attrapes-couillons de base que peuvent être les « grands » cours privés parisiens, Florent et consorts, où les trois quarts des « diplômés » se retrouvent instantanément au chômage technique. Attention, loin de moi l’idée de vouloir être une star; il s'agit juste du besoin de pouvoir vivre du théâtre, du cinéma, du jeu de comédien/acteur. Or, la concurrence est rude, la chose peu aisée, et ceux qui « réussissent », au sens financier ou médiatique, ne sont pas souvent les plus talentueux.
Bref, j’étais jeune (16 ans), doux rêveur, et plutôt bien entouré et conseillé. J’ai donc décidé de continuer le théâtre amateur tout en poursuivant de « vraies » études.
Sciences-Po, c’était général comme il me fallait, et avec un semblant de prestige quand même – c’était en tout cas considéré comme de « bonnes » études. Pourquoi pas ? Je tentai le concours, me vautrant à Paris mais réussissant à Lille, plutôt haut la main, ce qui me surprit en premier lieu. Et voilà, c’était parti pour cinq ans…

Aujourd’hui, je ne regrette certainement pas cette orientation, mais je méprise clairement mon école.
D’aucuns diront que je crache dans la soupe, et ils n’auront pas tort, mais il n’empêche qu’il y a beaucoup à redire sur les IEP, et surtout une grande nécessité de démythifier leurs cursus, et ainsi éviter dans la mesure du possible que les générations futures se plantent dans leurs études comme nous nous sommes plantés, aveuglés par le sainte lumière palienne (nous sommes des « paliens », c’est notre nom…)
Car c’est bien le problème, je ne suis pas le seul à me plaindre, loin de là – il ne saurait s’agir d’une erreur ponctuelle d’orientation, non. La déception est relativement généralisée, et le mépris pour un certain mode de pensée étiqueté « palien », une administration pitoyable, un « jepèteplushautquemonculisme » pathétique et injustifié ou un environnement d’enseignement globalement risible, se répandent comme une traînée de poudre.
J'ai peut-être acquis une vision globale du monde, mais à trop grands renforts de branlette intellectuelle, et je suis bien incapable aujourd'hui d'approfondir la majorité des sujets que je suis censé maîtriser en surface. C'est très impressionnant à l'apéro, mais quand on arrive au dessert il n'y a plus personne pour argumenter, étayer, renchérir ou contredire. Triste.
Ce qui me pousse à écrire cet article là, maintenant, c'est d'avoir appris que le master sur lequel je lorgnais en 5ème année ("Management des projets culturels") et qui était grosso modo la seule raison pour laquelle j'avais choisi la filière "Economie & Finance" (où on ne fait ni économie ni finance) ...a été supprimé. Fabuleux !
Ce qui me renvoie aux fondements d'une communication intra-école complètement foirée de bout en bout : l'administration dans toute sa splendeur (bien qu'à ce niveau-là je crois qu'on peut généraliser au-delà de l'IEP). Rappelons-nous le cas de deux de mes amis, l'an dernier : l'un était à deux semaines de son départ en Inde pour son année à l'étranger, avion et logement payés, lorsqu'on lui annonça la bouche en coeur que son dossier avait été mal traité et que, malheureusement, il lui faudrait considérer une autre destination. Le second devait aller au Canada anglophone, mais il s'est avéré que l'université qu'on lui avait présentée ne bénéficiait finalement pas d'accords avec l'IEP. Direction Montréal.
Certes, certes, certes, Montréal a plu à Thibaud, et Kevin a profité de Milan, mais ça n'a rien à voir avec leurs choix initiaux, et ça reste du beau foutage de gueule. Et accessoirement les deux exemples les plus probants parmi toute une série de bourdes administratives, au quotidien, dans quelque domaine que ce soit. Et cette façon qu'ils ont de nous prendre de haut, détestable, tout simplement abjecte... Point d'excuses.
Mentionner ces problèmes, c'est quand même reconnaître cet avantage à la filière IEP : l'année à l'étranger, le saint des saints. Là, pour le coup, après celle que j'ai vécue, je ne peux qu'opiner du chef, applaudir à quatre mains et approuver de A à Z. Mais ça ne fait pas tout, reconnaissons-le.
Les cours sont de plus en plus généraux et vides, lus (oui, lus) par des pseudo-énarques terriblement imbus d'eux-mêmes, la vie associative est méprisée, l'administration handicapée (j'en ai déjà parlé peut-être ?)

J'y vais sans doute beaucoup trop fort. Mais je me sais si peu seul à penser de cette manière, que c'en est encourageant (ou plutôt désespérant !)
Je ne vais pas m'arrêter. J'y suis entré, j'ai bien l'intention d'en sortir diplômé.
J'envie juste un peu plus mes quelques amis qui ont l'air dans leur élément dans les études qu'ils ont choisies, qui en littérature, qui en architecture...
Mais je ne les envie pas trop non plus, on a toujours le choix des chemins qu'on emprunte, j'ai choisi le mien, sans regrets.
Il va falloir gérer l'année prochaine, ponctuée de deux rapports de stages, un mémoire, les partiels usuels, et le grand oral de la fin, qui ne s'apparente ni plus ni moins qu'à un vaste questionnement sur toutes les connaissances acquises depuis la naissance, grosso merdo.
Avoir cette masse de travail, on ne va pas s'en plaindre, "travailler c'est bon pour la santé" - c'est juste dommage de n'être pas davantage intéressé par ses propres études (et aussi complètement paradoxal quand on pense aux dix heures de cours hebdomadaires auxquelles nous étions habitués pour les deux premières années. Fabuleuse gestion du cursus et des emplois du temps.)

Donc, non, vraiment, je continue, sans aucun regret, de par les gens rencontrés, la vie étudiante menée, l'année à l'étranger. Zéro regret, un peu d'amertume, beaucoup d'énervement.
Dans deux ans, c'est terminé, que ferai-je ? Nous verrons - le cinéma est toujours là, il attend (même s'il me déçoit ces jours-ci - pour mieux me resurprendre ensuite ?? J'y reviendrai...)

Je suis toujours jeune, doux rêveur, bien entouré, bien conseillé.
L'avenir me sourit, radieux.
Que demande le peuple ?

Accident du travail

Aujourd’hui, j’ai été professionnellement en contact avec un ami proche d’un célèbre réalisateur anglais, dont le dernier film intéresse un festival en Inde.
Bref, là n’est pas la question.
Comme je suis un stagiaire compétent, efficace, rapide, précis, j’en passe et des meilleures, j’ai pu aider ce Monsieur dans sa requête.
En guise de remerciement, un mail de sa part m’invitant aux dîners « open » qu’il organise tous les dimanches soirs dans sa résidence parisienne.
Génial ! Ce mec doit être important dans le milieu du film. Enfin, je vais réintégrer les cercles VIP très fermés qui ont jalonné mon parcours californien et me manquent tellement dans mon retour à Paris ! Enfin, je vais pouvoir poursuivre mon élaboration de réseau, mon networking sauvage, peaufiner mon star appeal…
Tiens !? Il faut confirmer sa présence au dîner sur son site web ? Soit.
Tiens !? Nous découvrons sur ledit site que ce Monsieur a créé un journal sur la liberté sexuelle (Suck), a fondé le Wet Dream Film Festival (...) à Amsterdam, qu’il enseigne « sexual politics » à l'université, et surtout qu’il mentionne à maintes reprises ses « lovers » éparpillés partout dans le monde. Il a 74 ans. Soit...
Tiens !? Dimanche c’est la Fête du Cinéma, aussi.