samedi 16 février 2008

Retour aux Anges

La semaine fut chaotique, mais T. va desormais mieux, et c'est tout ce qui compte.

Je peux du coup me permettre sereinement quelques notes sur Los Angeles...

Dix heures apres l'atterrissage, je me sens a la maison - maison que je n'aurais quittee vu les sensations qu'il y a quelques jours, et pas dix mois. Je sens bien que c'est tres different, obviously, et que l'apprehension pourrait etre propice a des craintes infondees qui pourriraient un peu le bonheur pur des vacances, mais la, avec le jetlag et l'enchainement de la soiree, c'est de la pure consommation de bonheur.

Pamela Anderson asssise devant moi dans l'avion, le soleil, les palmiers et les 20 degres a l'arrivee, L. et les retrouvailles au Consulat dans ses nouveaux locaux tres classes, des nouvelles de Sharon, un yaourt glace chez Pinkberry, Marjane Satrapi et Persepolis a la Harmony Gold de Sunset, diner chez Dolce sur Melrose, ou on apercevrait Jennifer Aniston au bar, pour finir dans la boite de debauche trashouille excitante Miss Kitty, a WeHo, ou je rentre sans souci et sans verification d'age (le monde change), et ou la blonde et la brune plantureuses (des vraies) qui sont venues se frotter lascivement contre L. et moi auraient fait palir de jalousie notre JB national...

Je ne sais pas si je dois dire "I'm back!" ou bien "L.A. is back!", mais en tous les cas, certitude abolue, ca va etre dur de repartir.

D'ici-la la semaine promet d'etre remplie, see ya guys!









mercredi 6 février 2008

Myth, de Sidi Larbi Cherkaoui

L’opéra de Lille a accueilli cette semaine l’avant-dernière création du chorégraphe flamand Sidi Larbi Cherkaoui, Myth. L’occasion pour votre humble serviteur de se frotter à la danse contemporaine, un art qu’il n’avait jusque là pas vraiment eu l’occasion de côtoyer. Autant dire que nous appréhendions ; dans nos esprits craintifs, ce serait quitte ou double. A l’issue des deux heures que dure le spectacle, aucune unanimité. L’une avait détesté, l’autre admiré les prouesses physiques sans être touchée. Certains ont aimé, d’autres sont restés indifférents.



Moi, j’ai adoré. Le décor, les musiciens (l’ensemble italien moyenâgeux Micrologus), les citations de Platon ou Léonard de Vinci, cette obsession de l’ombre, de nos ombres, de nos parts d’ombre.
Les grouillements dérangeants des danseurs en noir au début, figurant des insectes menaçants. L’éclosion d’une danseuse, qui semble sortir de son propre corps nous faisant croire par ses recroquevillements et ses jeux de mains, de pieds, et de cheveux (oui !), qu’ils sont deux ou trois entremêlés là, sur le devant de la scène. L’accouchement d’une vieille mariée, qui donne vie à un jeune homme très dénudé, lequel s’emploiera ensuite à remettre en cause toute logique anatomique en avançant littéralement en position grand écart, ses pieds désarticulés comme de longues mains. L’absurde d’une mariée plus jeune cette fois, qui double sa taille grâce à deux danseurs portant très bien la robe, et tenant le pari de se mouvoir en toute cohérence l’une sur les épaules de l’autre. Les insultes qui pleuvent d’un personnage extravagant, d’abord sur une grosse dame, ensuite sur le public, enfin sur lui-même, produisant sur l’assistance un effet définitif : le rire gras, le malaise croissant, l’émotion affleurante.
L’émotion, voilà tout. Tout le résumé du spectacle tel que je l’ai perçu. Sans aucun préjugé, ignorant de toute technique ou toute histoire, je ne savais pas à quoi m’attendre et n’attendais donc rien. La fluidité et la poésie de certains pas, la violence et la gêne provoquées par d’autres, la cohérence absolue de l’ensemble et le renvoi (indispensable à mon sens dans tout art) à chacun de nous, au plus intime, ont conquis le public, nous emportant le cœur comme une bourrasque.

A tel point que j’espère cette même émotion, ces mêmes frissons, au rendez-vous lorsque nous irons voir les spectacles de Christian Rizzo, Carolyn Carlson ou Anne Teresa De Keersmaeker dans les prochaines semaines, tout séduits par la danse que nous sommes désormais.

lundi 4 février 2008

Tâches

Bizarrement au premier semestre, comme je n'avais pas cours le lundi, démarrer la semaine ne me dérangeait pas. Mais là, mettre le réveil à 7h depuis quinze jours, c'est douloureux.

Alors forcément, lorsqu'en plus ma tartine ploie dangereusement et finit par faire un gros 'splosh' dans le bol de chocolat chaud, niquant littéralement ma belle chemise propre, c'est encore plus douloureux.

Et lorsque la voiture roule en plein dans l'ornière pleine d'eau boueuse alors que j'attends sur le trottoir pour traverser, c'est le jean qui en prend plein la gueule, comme dans les films, et ça fait mal aussi.

En plus j'étais en retard, et transpirer dès le matin, ça n'est pas agréable.

J'aime pas le lundi.

mardi 22 janvier 2008

Go Marion, go!

La nouvelle (la confirmation..?) est tombée à 14h30. Rendez-vous le 24 février...


+

=

?

...ça marche aussi avec ça :


samedi 19 janvier 2008

El camino

J'adhère complètement au principe de démarrer l'année par les vacances (ou presque) !

"El camino de la vida eternal" que nous prônaient les deux allumées du Retiro dimanche dernier, je le conçois plus comme un enchaînement de bons moments que comme une réalité en soi n'est-ce pas...
Toujours est-il que nous avons profité comme il se doit, merci Charlie :)
De voir ces petits archis dans leur auberge espagnole prévoir leur avenir proche et leurs voyages immédiats m'a fait baver, royalement.

Je suis dans une motivation et une forme inégalées pour attaquer le 2ème semestre et me dénicher, à nouveau, des stages de puta madre dans les prochains mois.

Surtout, j'ai repris un goût immodéré pour les voyages, les découvertes, les dépaysements, l'ailleurs. La liste est longue, vivement septembre, l'Inde, le Mexique, le Brésil...
Mes prochaines vacances sont dans moins d'un mois (d'aucuns sourieraient sarcastiquement, qu'ils se fassent plaisir !..) - je crois que je n'ai jamais été aussi près de retrouver les palmiers...

Les palpitations de ce début d'année sont délicieuses, oui.
Hasta luego!

jeudi 17 janvier 2008

Les marasmes d'Erasme

Ceci n'est pas mon année de mobilité internationale. Erasmus, connais pas, ai jamais connu - la faute à un stage très bien au demeurant, mais ni en université (forcément), ni en Europe.
Pourtant, cette soirée pleine de mojitos m'a démontré que l'alcool (qui plus est le rhum à la menthe et au citron vert donc) permet de considérables progrès en langues étrangères. L'anglais, ça me connaît, mais mes sept années d'étude de l'espagnol ne m'ont jamais fait bilingue. Soyons rassurés, je reste loin de la bilinguité (ou assimilé) - mais ma langue s'est déliée et le débat architecturalo-politique qui s'en est suivi était des plus plaisants.
Ces rencontres franco-germano-mexicano-espagnoles también.
Je goûte un tout petit peu de ce que je n'ai pas vécu, spectateur du bonheur de ces petits Erasmes architectes.
Qui pourrait décemment déconseiller les mélanges ??

mercredi 16 janvier 2008

Le club de jazz

L'atmosphère feutrée est suspendue aux volutes de fumée que la capitale espagnole autorise encore. Sur scène, un flûtiste, des saxophonistes, un batteur, un contrebassiste, un guitariste, un pianiste. Les accords et le rythme vous enveloppent doucement, sereinement, que vous soyez amoureux enlacés ou amis qui vous détendez. Le jazz vous procure ce bonheur de pouvoir l'écouter, admirer, tout en discutant, rigolant... Que vous soyez à New York, Amsterdam ou Madrid, la torpeur euphorique et mélancolique qui vous saisit n'a simplement pas d'égal. Vous prenez votre verre au bar, et vous vous abandonnez à la musique, et à vos pensées les plus intimes, dans cet écrin délicieux, hors du temps. Vous vous laissez aller, dans le frisson des cordes et l'inspiration des souffles - ces moments privilégiés sont trop rares pour ne pas en profiter. Laissez-vous porter...
A trois heures, lorsque vous rentrez, vous mangez des oeufs au plat. Tout est parfait.