lundi 2 juillet 2007

Coffee and I


J’entretiens une relation assez particulière avec le café.
A la base, je n’aime pas tellement ça… Quand j’étais petit je tenais toujours à faire les fonds de tasse de mes parents, mais c’était vraiment pour me donner l’impression d’être un « grand ». D’ailleurs je préférais de beaucoup les fins de verres de vin et autres coupes de champagne. Ensuite je suis passé aux shots de tequila et autres godets de vodka, mais c’est une autre histoire.
A l’âge où l'on commence à se donner un genre et à délaisser le chocolat chaud, il était impensable pour moi d’abandonner indéfiniment la douceur du lait pour me consacrer exclusivement à l’aigreur râpeuse du café. Autrement dit, beurk.
Puis est venu le temps des nuits blanches suivies de cours le lendemain, et où tous les moyens étaient bons pour éviter de piquer du nez au bout de trois minutes et demie d’amphi. Les espressos dégueus de la machine à café m’ont tout de suite paru moins râpeux, et même fort bienvenus. De là à être accro, non, il ne faut pas pousser.
Je reste de toute façon convaincu que le café n’a qu’un effet, sur moi en tout cas, psychologique. Ou que le seul mérite physico-chimique qu’il a est de me réveiller par sa température, plus que sa dose de caféine. Quoi qu’il en soit, et même si ça n’est que psychologique, ça me réveille (psychologiquement donc) et c’est tout ce qui compte.
C’est lorsque j’ai découvert les joies du Mocha starbucksien en Californie que j’ai commencé à vraiment reconsidérer le café. En même temps, le Mocha, comme dirait l’autre, c’est un café de pédé : du lait chocolaté (tiens tiens) et de l’espresso (tiens tiens tiens)… Oui, bon, ça va, j’ai quand même eu l’impression de boire du café intensément pendant un an, tous les matins en Jeep, ma large cup à la main !
Et là, depuis deux mois, j’ai substitué les joies du stage aux joies des cours – n’empêche qu’après une nuit blanche, le problème est le même. Je suis devenu un squatteur invétéré de la petite Nespresso du bout du couloir. Il y a même des jours où je regrette que mon stage ne soit pas davantage « café », tant j’en arrive à aimer mes balades là-bas… (Mais ceci est, à nouveau, une autre histoire.)
Nous avons les petites capsules dorées, a.k.a. « Volluto », dont la « torréfaction légère révèle un corps subtil et présent, des notes douces évoquant les céréales, et une note ronde et fraîche. Le caractère de Volluto est renforcé par une pointe d’acidité. »
Si ça leur fait plaisir de présenter leur « café » comme un parfum, soit.
Je ne vous parle pas des capsules rouges, vraiment pour les pédés ce coup-ci, ha ha ha, c’est du décaféiné !!
Par contre, depuis peu, c’est devenu très excitant de se rendre « au bout du couloir », avec l’arrivée des capsules oranges… Gare à « Oâ Limited Edition » ! « Oâ est un mélange des meilleurs arabicas de Tanzanie et du Kenya. C’est un espresso délicat aux notes douces évoquant les fruits tropicaux à maturité. »
Moi je dis : comment ne pas succomber ?

6 commentaires:

Mathilde a dit…

tu te prends pour George C. maintenant???

Martin a dit…

Moi c'est la Suède et son culte pour le café et la 'Fika' (intraduisible concepte suédois remontant à l'age des vikings. Je traduirais mal en vous disant 'pause café', c'est une institution nationale à 10h et 15h) qui m'ont rendus accro.
La-bas prendre un café c'est différent...
Bon je sais jme la pete mas c'est vrai !!!

JB a dit…

Café = dents jaunes. Fait attention à toi !!!!

Arthur a dit…

@ JB > Quelle horreur !!! =O

Anonyme a dit…

dis donc le cous' c'est ton expérience gay pride (pardon marche des fiertés) qui te fait traiter de pédé les cafés légers !!! fais gaffe on sent une pointe de finalement pas totalement assumé dans ces qq lignes :-)
biz

Arthur a dit…

@ la Cous' anonyme :) > Façon de parler :D